Association Haute-Marne Enfants du Togo - Mairie, 52500 Corgirnon

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Lu dans la Presse : "Ils pourront avoir un métier"

Après avoir déjà financé deux écoles au Togo, l'association "Haute-Marne Enfants du Togo" vient de signer les papiers pour en construire une troisième. Un besoin crucial pour les Togolais, plus important encore que les médicaments.

"Là-bas, ils n'ont pas la possibilité de s'acheter des médicaments", raconte André Romano, président de l'association. Pourtant, ce que demandent les habitants en priorité, ce sont des écoles. "Je connais des personnes qui sont mortes à cause d'une simple gastro-entérite, mon premier réflexe en tant qu'Occidental serait de leur en fournir, mais nous n'y allons pas pour imposer quoi que ce soit", poursuit le président. Les actions à mener se décident "avec les habitants". Et eux, ce qu'ils veulent, ce sont des écoles... "Ils me disent : Si nos enfants vont à l'école, ils auront de l'instruction, ils pourront avoir un métier et s'acheter des médicaments".

"Soixante par classe"

Depuis 2003, les membres de l'association se sont donc employés à trouver de l'argent pour financer des établissements scolaires. "Nous avons déjà fait construire deux collèges à Niamtougou, dans le nord du Togo." L'un de quatre classes, l'autre de cinq. "Avec bureau du directeur, salle de rangement et électricité", précise André Romano. A chaque fois, cela permet à des centaines d'enfants de recevoir une instruction. "Ils sont environ 60 par classe." Cette année, une école primaire va être construite dans le sud du Togo, à Legbanou. "Pour choisir le lieu, il faut réunir plusieurs conditions, explique le président. Les conditions matérielles doivent être catastrophiques, mais ca c'est courant, il faut un terrain, l'aval des autorités et surtout, du personnel pour gérer l'école après."

"Je contrôle !"

Les entrepreneurs et le matériel sont bien sûrs choisis sur place, "pour donner du travail à la population et qu'ils puissent s'approprier le bâtiment." Les habitants participent aussi "en fournissant le sable et le gravier". Le coût de l'opération est de 19800 €. André Romano se rendra ensuite sur place, comme il le fait très régulièrement, pour assurer le suivi des travaux. "J'y vais très amicalement mais je contrôle !" L'occasion également de faire quelques achats... "J'achète en direct de l'ébène, des batiks - des étoffes en coton imprimé - des poupées..." Des produits qui seront ensuite revendus au profit de l'association. L'école devrait être terminée pour le mois de juin, mais André Romano prospectera bien avant pour une prochaine construction.

Laëtitia Boulanger

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